« La révolution égyptienne n’a pas échoué, elle continue »

Articolo tratto da Le Monde Propos recueillis par Jacques Mandelbaum

Dialogue entre les réalisateurs Tamer El Saïd et Tarik Saleh, dont les films montrent Le Caire à la veille des événements de 2011.

Manifestation contre l’autoritarisme militaire, sur la place Tahrir au Caire (Egypte), le 10 février 2012. GIANLUIGI GUERCIA / AFP

A une semaine d’intervalle, deux films situés au Caire à la veille de la révolution parviennent sur les écrans français. Les Derniers Jours d’une ville, premier long-métrage de Tamer El Saïd, est sorti mercredi 28 juin. Le Caire ­confidentiel, de Tarik Saleh, est à découvrir dès le 5 juillet.

Le premier, situé et tourné en 2009 durant la montée des ­tensions, chronique, sur un mode impressionniste, l’errance d’un réalisateur aux prises avec un ­projet interminable. Le second, en 2011, quelques jours avant les événements de la place Tahrir, est un polar qui mène à la solitude l’inspecteur chargé d’une enquête délicate dont les cercles du pouvoir cherchent à le déposséder.

En dépit de ce qui sépare les films (un essai fictionné, un film noir) et les cinéastes (Tamer El Saïd est né au Caire, Tarik Saleh à ­Stockholm), les œuvres partagent le goût de la dérive urbaine, de la solitude héroïque, de la connotation politique. Nous avons invité les deux auteurs

 

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